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Devrait-on investir dans l’immobilier ?

Tout investissement comporte un risque. C’est une évidence, mais il est parfois bon de le rappeler. Certains investissements sont plus volatils que d’autres. Chaque personne possède également sa propre tolérance au risque. Savoir dans quoi investir peut facilement devenir un casse-tête. Comment savoir où placer son argent? On entend souvent dire que l’immobilier constitue toujours un bon placement. Est-ce le cas?

L’immobilier, comme n’importe quel domaine, n’est pas à l’abri des crises économiques ou financières majeures.

Ça s’explique facilement. En période de crise, le chômage augmente, les gens ont moins d’argent, l’achat d’une maison est alors souvent reporté, d’autant plus qu’il s’agit d’une dépense importante. De plus, les temps de crise voient souvent une augmentation des taux d’intérêt, autre obstacle à l’achat d’une propriété.

Les décisions et politiques des gouvernements peuvent se transformer aussi en frein à l’acquisition d’une maison. Les luttes contre les déficits entraînent souvent un appauvrissement relatif de la population.

Finalement, en période de spéculation foncière, les prix des maisons peuvent littéralement exploser en une très courte période.

C’est ce qui s’est produit dans la première décennie des années 2000. C’est pourquoi, pour éviter une bulle immobilière, le gouvernement fédéral a adopté de nouvelles règles pour ralentir les ardeurs des premiers acheteurs. La mise de fonds nécessaire

a été augmentée et la période d’amortissement réduite. L’idée n’est pas d’empêcher totalement de nouveaux acheteurs d’acquérir une propriété. Il s’agit plutôt de leur faire prendre une pause et de bien réfléchir à leurs capacités financières. Un achat impulsif, sur un coup de cœur, constitue rarement un bon investissement.

Est-ce à dire qu’on ne devrait pas investir dans l’immobilier? Bien sûr que non ! Les crises et les périodes de spéculation sont en général des phénomènes passagers. Les gouvernements peuvent décider de délaisser la lutte aux déficits au profit d’une politique d’investissements publics afin de relancer l’économie. Autrement dit, le contexte économique peut favoriser ceux qui songent à devenir propriétaires. De plus, plusieurs croient que l’achat d’une propriété représente une sorte « d’épargne forcée ». L’hypothèque devenant le poste de dépenses le plus important, des dépenses moins vitales, comme les voyages, pourront être reportées. En revanche, il faut se rappeler que la revente d’une maison se fait généralement avec profit, ce qu’on ne peut pas faire avec un voyage !